COCOON : ENTRETIEN AVEC MARK

Écorché vif, clermontois et talentueux... trois mots, ce n’est évidemment pas suffisant pour présenter Mark, une des deux âmes soeurs de Cocoon, un duo folk plein de subtilités et de contrastes qui a le vent en poupe. Pour son CV, on verra plus tard, donnons-lui plutôt la parole.

Interview :
My friends all died in a plane crash,
pointe le bout de son disque le 22/10 prochain, ça veut dire qu’une page de Cocoon se tourne ?

Nous sommes en train de travailler sur la pochette. Nous l’aurons fini dans peu de temps. Et bien sûr, ça annonce l’arrivée d’une année plus faite de concerts que de création ou de compositions, où l’on va défendre l’album sur scène. Un disque pour lequel on a fourni un gros travail de sélection. Sur les 40 chansons, ce sont 20 morceaux que nous avons décidé d’enregistrer en studio. Et on est plutôt content du résultat.

Du coup, vous avez un peu de temps pour souffler, Morgane et toi ?
Pas vraiment ! On a un emploi du temps chargé pour les prochain mois, Clermont, Toulouse, Bordeaux... Depuis janvier et notre victoire au festival CQFD des Inrocks, on n’ a pas arrêté. 60 dates dans certains des plus gros festivals : Bourges, La Rochelle, Paris... D’ailleurs, ça nous a fait bizarre de jouer devant 4000 personnes avec notre musique toute douce. On a vécu sur la route pendant ces dernier mois et ça recommence dans quelques jours. Du coup, on a arrêté nos études.

Pas de regrets ?

Aucun, nous vivons une aventure humaine incroyable et notre tournée nous autorise de multiples rencontres. Les plus marquantes ? Sebastien Martel, Cocorosie, Aaron ou Kaolin...

Vous êtes nombreux sur scène ?
Non, nous ne jouons toujours que tous les deux. Morgane au clavier et moi à la guitare, sous toutes ses formes, ukulélé, banjo... et tous les deux au chant. On va faire toute la tournée comme ça, après on verra quand on aura de l’argent. En même temps c’est notre vision de la musique folk. Une fille, un garçon. Au début, ça nous faisait flipper de se produire sur de grandes scènes, et puis finalement on fait, une ou deux chansons et tout le monde est entré dans le cocon. Et puis il y a plein d’avantages à tourner avec une petite formation. Nous ne répétons pas souvent, ça nous permet de renouveler notre set, parfois quelques heures seulement avant le concert. On peut se permettre de tester de nouvelles choses.

Vous avez une chanson préférée ?
Il y a « On My Way », le single qui tourne en ce moment sur Inter, Nova ou Le Mouv’... On l’a joué 200 fois, mais on ne s’en lasse pas. Et puis, notre vraie préférée, à tous les deux, c’est « Hummingbird » qui nous résume le mieux, qui parle le mieux de notre musique et de notre vie sur la route.

Comment est-ce que l’histoire a commencé ?
Cocoon existe presque 2 ans. C’est moi au départ, tout seul devant mon Mac®. Et puis je voulais faire un duo avec une fille. Parce que je trouve que fille et garçon s’associent bien dans la folk, j’ai rencontré Morgane par l’entremise de son copain qui est un ami d’enfance, ça a tout de suite collé.

Tes textes sont très expressifs, parfois métaphoriques. Qu’est-ce qu’on doit comprendre quand tu dis, « I feel like a pop-corn » ?
Je voudrais que les gens se fassent leur propre interprétation... Mais, je parle du moment où le pop-corn explose et devient mangeable tu vois ? Il y a beaucoup d’humour, de l’humour noir. Nous avons fait un concert en Angleterre et les gens ont beaucoup rigolé. Et puis il y a un bestiaire avec des pandas, des chouettes et des hiboux pour remplir cette mélancolie fantastique.

Et les pandas ?

C’est gros, doux et protecteurs. Et puis, récemment, je me suis aperçu que le faire-part que mes parents avaient envoyé pour ma naissance comportait une estampe japonaise représentant un panda. J’avais envie d’avoir un animal un peu emblématique. C’est très naïf, très enfantin et j’aime bien ce contraste avec certaines demes chansons très réalistes. Le panda c’est comme notre vision rêvée de là où l’on vient.

C’est où ?
Là d’où je viens ? Clermont- Ferrand, les usines Michelin, les pierres noires et rien à faire. Là bas, tu te suicides ou tu montes un groupe de musique. Si tu pouvais peindre, à quoi ressemblerait la toile qui représente ton univers ? Il y aurait deux peintures. Un premier tableau à l’univers très enfantin et délibérément naïf, des montagnes, des animaux noirs et blancs, des maisons en chocolat. Et l’autre avec des villes très sombres, pleines de parcours individuels, remplies de dégâts, la nuit.

Propos recueillis par Lolilop


KAOLIN+COCOON [POP ROCK]
le Jeudi 11 octobre
lieu LE BIKINI (TOULOUSE)





Visitez aussi:
    http://myspace.com/listentococoon

 

Laissez vos commentaires...

par inconnu le Mardi 12 février - 04:01:29

très bien ^^

par oooh le Jeudi 03 juillet - 23:55:30

vive l'ego démesuré!

par Déception le Jeudi 03 juillet - 23:59:00

"là-bas tu te suicides ou tu montes un groupe de musique"? Voilà une vision bien limitée et méprisante de l'endroit d'où tu viens. Es-tu sûr de connaître cette ville aussi bien que tes accords de guitare? Heureusement, aucun clermontois suit ta vision. Intéresse-toi donc un peu à l'économie clermontoise avant de sortir de telles niaiseries. Je pense que pour pouvoir affirmer qu'il "n'y a rien à faire" à Clermont-Ferrand, il faut avoir vécu comme un reclus. As-tu pensé à te faire des amis quand tu y étais? C'est parfois plus difficile quand on vit dans un cocon. Ps: aux dernières nouvelles, un duo est constitué de deux personnes. Evite de toujours te mettre en avant dans les interviews et de reléguer Morgane au rôle de petite choriste, car bien que ce soit toi qui ait fait naître Cocoon, sans son talent et sans les gens qui ton pris en charge, tu ne serais pas en mesure de donner des interviews. Réfléchis donc à ce qu'a dit Jacques de Bourbon-Busset: "Il faut être ambitieux, mais il ne faut pas se tromper d'ambition". Quelle est ton ambition?

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