DESSINE-MOI UN FILM

Avec les succès des usines Disney ou Ghibli, le cinéma d’animation français semble presque effacé. Ce serait oublier qu’il se place au troisième rang mondial, et que nombre de ses animateurs se voient courtisés par les mastodontes mondiaux (Pixar, suis mon regard). Une tradition à redécouvrir : en avril, le cinéma se dessine !

On ne remerciera jamais assez Émile Reynaud (journée découverte le 9/04) d’avoir inventé le dessin animé avant même la première caméra des frères Lumière. Ses découvertes (le praxinoscope, le théâtre d’optique) ont tracé une première voie qui, de
Paul Grimault (Le Roi et l’oiseau, 1980) à Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville, 2003), donne au coup de crayon français, une identité propre. Identité d’ailleurs renforcée par les films cultes de Réné Laloux (La Planète Sauvage écrit par Roland Topor ou Les maîtres du temps dessiné par Moebius).
Cellulo c’est beau. Si des festivals lui sont consacrés (Annecy, dont on découvrira un florilège de films), l’animation a du se débarrasser de certains préjugés (on la voudrait réservée aux enfants alors qu’elle ne rougit pas dans l’érotisme). L’imaginaire des auteurs français se retrouve aussi dans le format court (une rétrospective de 1892 à 1948, mais aussi 2 séances du festival Séquence Court-métrage). Parfaite transition, les films du studio Bezalel clôtureront cette rétrospective en ouvrant le Festival du Printemps israélien.

Du 8 au 30/04, La Cinémathèque de Toul., Info : 05 62 30 30 10 et sur lacinemathequedetoulouse.com

Baptiste





 

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