ELECTRONS LIBRES
Persepolis est à l’image de ses deux réalisateurs, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, un électron libre, au carrefour des arts. Les deux chantres de la BD indépendante nous livrent ici un film libre et décomplexé d’une fraîcheur de ton rare. Rencontre !
Qu’on ne s’y trompe pas, Persepolis version ciné, est loin d’être une banale transposition de la bd autobiographique du même nom, écrite par Marjane Satrapi (4 tomes sont sortis chez l’Association). Bien sûr, le propos reste identique. On suit la petite Marjane dans un Iran déchiré, sous le joug de l’extrémisme religieux quand il n’est pas en guerre avec l’Irak, jusqu’à l’âge adulte (temps des premiers amours, exil en Autriche, retour au pays…). Mais le récit prend pleinement une dimension de chef-d’oeuvre visuel (n’ayons pas peur des mots) en s’appuyant sur un rythme narratif enlevé et un travail esthétique absolument magnifique qui, rappelons-le, lui a valu le Prix du Jury du dernier Festival de Cannes.
« Ce sont les histoires singulières qui sont universelles » rajoute Vincent, soucieux de défendre « une universalité du propos » même si cette histoire autobiographique s’inscrit dans l’Histoire avec un grand « H ». « On ne voulait pas d’un Iran lointain » surenchérit Marjane. De même pour la forme, les réalisateurs insistent : « Pour nous, en venant du milieu BD indépendant, le noir et blanc, c’est des couleurs ». Ici, pas de condescendance avec le spectateur, le verbe est crû, alors que les images, elles, sont de véritables passerelles vers un monde onirique qui ne peut que toucher les esprits. Persepolis, terre de contrastes et de liberté.
Persepolis
De Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
Sortie le 27/06
« Ce sont les histoires singulières qui sont universelles » rajoute Vincent, soucieux de défendre « une universalité du propos » même si cette histoire autobiographique s’inscrit dans l’Histoire avec un grand « H ». « On ne voulait pas d’un Iran lointain » surenchérit Marjane. De même pour la forme, les réalisateurs insistent : « Pour nous, en venant du milieu BD indépendant, le noir et blanc, c’est des couleurs ». Ici, pas de condescendance avec le spectateur, le verbe est crû, alors que les images, elles, sont de véritables passerelles vers un monde onirique qui ne peut que toucher les esprits. Persepolis, terre de contrastes et de liberté.
Persepolis
De Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud.
Sortie le 27/06
A-Kro-Polis
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