JOSHUA : LES ENFANTS SONT FORMIDABLES

Émule de Rosemary’s baby, Joshua rappelle que la plus dérangeante des horreurs se nourrit au sein du quotidien.

Le moindre cinéphile connaît par coeur le concept d’enfant démoniaque, généralement possédé par le démon, voire l’incarnation de l’antéchrist. Joshua, première incursion dans la fiction pour le documentariste George Ratliff, retourne le postulat de La malédiction comme une crêpe. Bienvenue chez les Cairn, famille yuppie new-yorkaise. Papa, Maman et Joshua ne vont pas tarder à devoir faire de la place à un deuxième enfant. Sauf que Joshua n’est pas vraiment porté sur l’amour fraternel. Il verrait même sa petite soeur dégager de la maisonnée au plus vite. Pourquoi pas en profitant du babyblues de sa mère pour fragiliser, via un comportement étrange, un équilibre familial instable ?

Vie de famille. Plus Joshua avance, plus il se mue en thriller psychologique atypique quand sa cible est la cellule familiale, dont le gamin dérangé cisaille les barreaux un à un. Ratliff déplace ce qui a des airs de Rosemary’s baby junior vers une autre forme d’horreur, dérangeante. Pas une goutte de sang ou presque, mais des lacérations profondes sur les institutions américaines les plus fondamentales. À petit feu, Joshua, fait bouillonner, entre autres, le couple et la religion. Avant de s’attaquer aux frayeurs les plus intimes par un twist final qui pourrait faire grand bruit…

JOSHUA
De George Ratliff. Avec Sam Rockwell,
Vera Farmiga...
Sortie le 30/04

ElBorbah





 

Laissez vos commentaires...

Pseudo:



Entrez le code ci-dessus:

Visiteur

Connectez vous ici:



Pas encore membre ?
Inscrivez-vous

Perte de vos identifiants ?
Cliquez ici

Lille
Marseille
Montpellier
Toulouse

let'smotiv #95

letsmotiv
 
Consultez le mag :