LA BOUCLE EST BOUCLEE

Philippe Caubère dit qu’il est arrivé au bout du bout de sa chanson. À la conclusion d’une oeuvre pensée et esquissée en l’improvisant il y a 30 ans, déclinée depuis en 3 versions. L’Homme qui danse est l’une d’entre elles.

Philippe Caubère est venu en 2006 dans ce théâtre Sorano chargé d’histoire raconte  l’intégrale, en six époustouflants épisodes, des 28 premières années de la vie de son double théâtral, Ferdinand Faure. Pourtant, il restait quelque chose à dire. L’Épilogue ramène (enfin) au désarroi du vide originel dans La ficelle. « Ce n’est pas facile d’évoquer l’impossibilité de jouer et c’est peut-être pour cela que ce passage essentiel vient à la fin », explique Caubère. Dans un second temps, la saga reprend ses droits dans La mort d’Avignon, avec la réunion de tout le monde (son monde, soit un peu le nôtre) pour un aurevoir.

Figure libre. « Parler de ma vie s’est imposé, au moment où, presque simultanément, ma mère est morte et j’ai quitté l’univers du Théâtre du Soleil ». La détresse qui a suivi cette perte de repères et l’impossibilité de trouver ailleurs des réponses, l’ont poussé a écrire, jouer, mettre en scène un monde. « Quand on se retrouve devant un mur, avec la terreur du vide, pour ne pas mourir, il faut créer ». Ultime pudeur, le personnage central, mais non principal de ce roman théâtral, s’appelle Ferdinand. On a beaucoup ri avec ce diable dansant. Alors que tout partait d’une tragédie, ce très grand comédien finit en beauté, avec une petite sagesse pour continuer la route…

Valérie L.





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