LA CIE QUASI PRESENTE
Manège
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Après avoir monté s. Nassib, B. Brecht, o. V. orvath ou encore salinger et Blanchot, Alain Béhar se consacre à la mise en scène de ses textes. En 96, didier-Georges Gabily devient son « parrain d’écriture », en l’invitant à une résidence de compagnonnage à la Chartreuse. ses recherches tant textuelles que scéniques s’inscrivent à la croisée du théâtre, des arts plastiques et de la danse. Ce dernier opus, Manège, fait proliférer les situations belliqueuses et tout y est prétexte à la prise de becs. L’écriture contemporaine devient partition musicale, mélange d’une langue inventée et de rythmiques endiablées. Le manège de la Cie Quasi tourne donc toujours au conflit. Cette pièce est une sorte de vaudeville post-moderne dézingué. Alain Béhar, qu’on pourrait apparenter à Jacques Tati, jongle donc avec les mots et fait entendre un texte pensé, rédigé, mémorisé, mâché et articulé pour le plateau.
Paroles d’Alain Béhar
Recette de Manège : Prenez une scène circulaire qui servira de shaker, disposez-y une centaine de personnages de saison ou non : OEdipe, Marguerite, La Française des Jeux…, incorporez autant de disputes, litiges et empoignades que vous le souhaitez, agitez puis laissez reposer jusqu’à obtention d’une matière verbale fleuve, reflet parfait de l’état liquéfié de notre monde. C’est prêt ! À déguster à chaud…
Sur Manège : Ce qu’il m’intéresse d’exposer, ce n’est pas que l’écrit parle ! C’est peut-être pour cela qu’il y a, j’espère, cette sensation d’être dans l’atelier ! Ce que j’aimerais rendre lisible, c’est le mouvement qui fait aller de l’écrit à la parole. (...) Le travail scénique, la présence des acteurs fait que ça picore à l’intérieur. Ça essaie de piquer l’écriture : comme s’il était possible de sortir de la figure pour faire saillir de brefs moments d’identification. Dans le théâtre qui est le mien, la figuration serait un moment préliminaire et la figure, le personnage deviendrait un motif : on joue à faire poindre de la figure.»
Paroles d’Alain Béhar
Recette de Manège : Prenez une scène circulaire qui servira de shaker, disposez-y une centaine de personnages de saison ou non : OEdipe, Marguerite, La Française des Jeux…, incorporez autant de disputes, litiges et empoignades que vous le souhaitez, agitez puis laissez reposer jusqu’à obtention d’une matière verbale fleuve, reflet parfait de l’état liquéfié de notre monde. C’est prêt ! À déguster à chaud…
Sur Manège : Ce qu’il m’intéresse d’exposer, ce n’est pas que l’écrit parle ! C’est peut-être pour cela qu’il y a, j’espère, cette sensation d’être dans l’atelier ! Ce que j’aimerais rendre lisible, c’est le mouvement qui fait aller de l’écrit à la parole. (...) Le travail scénique, la présence des acteurs fait que ça picore à l’intérieur. Ça essaie de piquer l’écriture : comme s’il était possible de sortir de la figure pour faire saillir de brefs moments d’identification. Dans le théâtre qui est le mien, la figuration serait un moment préliminaire et la figure, le personnage deviendrait un motif : on joue à faire poindre de la figure.»
dossier réalisé par laféedeschroniks
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