LA CONTREBASSE
À contre-courant
La solitude, ça peut vous conduire à la folie, via la haine. Un thème récurrent chez Patrick Süskind, vous savez, Le Parfum, Le Pigeon… Pas gai du tout. On rit pourtant face à la colère désespérée de cet homme seul. Un intérieur minable, une vie de fonctionnaire musicien, amoureux platonique d’une soprano, Sarah... Tout ça, bien sûr, c’est sa faute à elle,
monstre musical, encombrante comme un complexe
insurmontable : la contrebasse. Fascinante et haïe, à la source de tout malheur et média par lequel le musicien raconte sa détresse et nos peurs enfouies. Oui, comme nous redoutons aussi cette dérive humaine, banale et sordide ! « Tragiquement drôle », c’est comme cela que le metteur en scène belge Luc Jaminet, travaillant de concert avec l’impeccable comédien toulousain Philippe Cancé, qualifient cette
vilaine mélodie en sous-sol.
Les 8 et 9/03, Espace Bonnefoy. Info : 05 61 61 82 40
Valérie L
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let'smotiv #95
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