L'IMAGINATION AU POUVOIR
Neofutur, l’exposition inaugurée aux Abattoirs le 24/05 dernier, présente les oeuvres d’artistes en réflexion sur nos sociétés occidentales. Critiques, poètes, drôles ou choquants, parfois incompréhensibles, chercheurs en tout cas d’un langage artistique
différent.
différent.
«Neo », le préfixe chouchou de nos sociétés de consommation où tout doit être nouveau, est ici appliqué aux arts plastiques. Comme si, depuis que les hommes dessinent sur des parois de pierre, ils ne s’étaient pas posé la question de leur rapport à la nature, à l’autre, à la machine etc. Comme si les artistes n’avaient jamais puisé dans leur imaginaire pour représenter le présent, et envisager le futur, ou l’inconnu... Mais, comme explique le dossier de presse, encore une fois, il faut « réinventer le présent », « exploiter des potentiels » en matière d’inventivité et de créativité.
Une vision caustico-lucide du monde. Que ce soit avec l’Anthropologie d’une planète de Jan Fabre, emblème de l’exposition, avec le travail de Mark Dion sur notre représentation réglementée de la nature, avec l’esthétique manga des paysages d’Emre Hüner, avec les chimères homme/machine de Siobhàn Hapaska ou les paysages hybrides de Todt, c’est la science qui est convoquée, interrogée, ou sommée de donner des réponses à ses dérives, ses erreurs, ses excès. Ce qui est un peu dommage, c’est que souvent, la notice est nécessaire... Nul besoin de texte par contre, face aux oeuvres du Groupe AES + F dont l’esthétisme ne fait que renforcer le malaise qu’elles inspirent. Mais le rire est bienvenu ailleurs : dans le monde mental d’Evru, dont vous pourrez devenir citoyen par exemple. Inquiétant ou surprenant, l’imaginaire est convoqué pour nous sauver. Ouf !
NEOFUTUR
Jusqu’au 31/08 > Musée des Abattoirs
Info : 05 62 48 58 00
Une vision caustico-lucide du monde. Que ce soit avec l’Anthropologie d’une planète de Jan Fabre, emblème de l’exposition, avec le travail de Mark Dion sur notre représentation réglementée de la nature, avec l’esthétique manga des paysages d’Emre Hüner, avec les chimères homme/machine de Siobhàn Hapaska ou les paysages hybrides de Todt, c’est la science qui est convoquée, interrogée, ou sommée de donner des réponses à ses dérives, ses erreurs, ses excès. Ce qui est un peu dommage, c’est que souvent, la notice est nécessaire... Nul besoin de texte par contre, face aux oeuvres du Groupe AES + F dont l’esthétisme ne fait que renforcer le malaise qu’elles inspirent. Mais le rire est bienvenu ailleurs : dans le monde mental d’Evru, dont vous pourrez devenir citoyen par exemple. Inquiétant ou surprenant, l’imaginaire est convoqué pour nous sauver. Ouf !
NEOFUTUR
Jusqu’au 31/08 > Musée des Abattoirs
Info : 05 62 48 58 00
Valérie L.
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